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Élection présidentielle sénégalaise : le poids des fake news !

Le grand « gagnant » de l’élection présidentielle que nous venons de vivre en cette année 2019, au Sénégal, s’appelle : fake news. Mal connus du grand public, jusqu’à date, les fake news ont complètement vicié l’atmosphère médiatique de cette élection, menant le public à douter de tout ce qui était en circulation dans les réseaux sociaux et media traditionnels.

La dernière en date est le limogeage d’un directeur général pour des propos qu’il a tenu après les élections, information reprise par plusieurs media et réseaux sociaux, avant d’être démenti par la cellule de communication de la Présidence de la République.

C’est quoi au juste, les fake news ?

Les fake news sont des informations délibérément fausses, délivrées dans le but de tromper un auditoire. Elles participent à des tentatives de désinformation, que ce soit via les médias traditionnels ou via les médias sociaux, avec l’intention d’induire en erreur dans le but d’obtenir un avantage (financier, idéologique, politique, etc.)

Les articles de fake news emploient souvent des titres accrocheurs ou des informations entièrement fabriquées en vue d’augmenter le nombre de lecteurs et de partages en ligne.

Les débats sur les fake news ont pris une ampleur singulière en 2016, tout d’abord en Grande-Bretagne, avec la victoire des partisans du Brexit qui doit mener d’ici mars 2019 au retrait de la Grande-Bretagne hors de l’Union européenne. Puis aux États-Unis, avec l’accession à la Maison-Blanche du milliardaire Donald Trump — homme d’affaires et ex-animateur d’une émission de téléréalité. De nombreux commentateurs, à commencer par la journaliste Katharine Viner, du Guardian, ont interprété ces résultats comme la conséquence du fait que de plus en plus de citoyens anglo-saxons s’informent non plus par l’intermédiaire de la presse institutionnelle mais via les réseaux sociaux, comme Twitter ou Facebook, dont les utilisateurs ne sont pas soumis à la déontologie journalistique, notamment à la règle de vérification des faits, et peuvent donc véhiculer impunément de grandes quantités de mensonges.

En multipliant de façon exponentielle les fake news, les réseaux sociaux ouvriraient une nouvelle ère de l’information, parfois baptisée «ère post-vérité ».

Le fait que, souvent, les rédacteurs ne soient pas identifiables rend difficiles les procédures pour diffamation, calomnie, ou de poursuites judiciaires. Quand, à l’inverse, les fake news sont reconnues et revendiquées par des instances officielles, comme celles propagées en mai 2018 par les autorités ukrainiennes, cela pose d’autant plus crûment la question de la crédibilité de toute information.

Comment lutter contre les fake news ?

Les réactions face aux « infox » ne sont pas unanimes. Les groupes informatiques (GAFAM), des journaux et des gouvernements sont favorables à la lutte contre les fake news. A l’opposé, des mouvements politiques et des intellectuels jugent ce combat liberticide et dangereux. Selon eux, ni les GAFAM ni les gouvernements n’ont de légitimité à déterminer ce qui est vrai et ce qui est faux, d’autant moins qu’ils sont eux-mêmes susceptibles de diffuser des fake news.

La désinformation n’est pas un phénomène nouveau. Ce qui l’est en revanche, c’est son ampleur et la vitesse avec laquelle les fausses informations se répandent, grâce aux médias numériques. Si elles obligent les journalistes et organes de presse crédibles à se remettre en question, elles sont aussi l’occasion pour eux de les combattre fermement.

Tandis que, partout dans le monde, se multiplient les signes d’ingérence dans les processus démocratiques, le débat sur les moyens de lutter contre les fake news est appelé à s’intensifier. Mais il est brouillé par une mauvaise compréhension du phénomène, de ses origines et de ses réels dangers.

Ci-dessous, un recueil de fake news lors de l’élection présidentielle sénégalaise.

source : seneplus.com

crédit photo : africa top success

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