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Soxna Aicha Diagne :  un exemple à suivre

Soxna Aicha Diagne : un exemple à suivre

Un matin, en sortant de son immeuble, Soxna Aïcha Diagne est tombée sur un bébé emmitouflé dans des pagnes et abandonné là. Elle fut si secouée qu’elle décida d’agir.

Sokhna A. DiagnePlus connue pour ses prêches parfois musclés lors des causeries télévisées du mois de Ramadan sur la chaine publique, la RTS 1, Soxna Aicha Diagne est une battante. Elle aurait pu passer son chemin ce jour-là, comme la plupart des gens auraient fait, mais pas elle. Après avoir alerté la police, elle décida d’agir et demanda à garder et prendre soin de ce bébé. Ainsi venait de naître l’orphelinat La Rescousse. Sises à liberté 6 extension face au camp pénal, La Rescousse accueille aujourd’hui un peu plus d’une dizaine d’enfants jusqu’à leur majorité. Ses objectifs : élever et inculquer les valeurs et principes de l’Islam, enseigner le Coran et les lois de Dieu à ces enfants défavorisés, leur dispenser également un enseignement scolaire normal afin d’en faire demain de bons citoyens pour la société sénégalaise.
Pourquoi un orphelinat ? Il faut savoir qu’avant tout Soxna Aïcha Diagne est d’abord une musulmane et une bonne musulmane, mais elle précisera avec un beau sourire et modestie qu’elle n’est pas, mais tend à être une bonne musulmane. Soxna Aïcha Diagne nous confie « il est important que toutes les composantes religieuses ( chrétien, mulsuman…) participent aux actions sociales de notre pays. Nous entendons souvent parler des orphelinats tenus par des sœurs chrétiennes, à qui il faut rendre un grand hommage, mais ces orphelinats éduquent nos enfants forcément dans la religion chrétienne, là où la plupart des enfants abandonnés sont le plus souvent issus de familles musulmanes. Il fallait donc agir pour remédier à cet état de fait, d’autant qu’aucun orphelinat musulman n’existait encore pour pallier cela. J’ai donc décidé de payer mon tribut à la société en recueillant et éduquant des enfants abandonnés dans la religion musulmane, en leur apprenant leur religion dès le bas âge.

Pour Soxna Aïcha Diagne, les débuts furent très durs, il faut tout assurer aux enfants, biberons, couches, vêtements, etc.Mais confie-t-elle, « chaque fois que la situation a été désespérée, Allah (SWT) est venu à mon secours.. Une personne arrivait de nulle part, tapait à ma porte, me donnait du lait, ou de l’argent en me disant « tiens, pour les enfants » et je remerciais Allah et redoublais d’efforts » Aujourd’hui ça va beaucoup mieux, j’ai de l’aide de la part de plusieurs bonnes volontés, qui parrainent des enfants, je reçois des dons même de l’état, je travaille en partenariat avec le ministère de la Justice, dont les services compétents suivent de près ce que nous faisons.

L’orphelinat La Rescousse permet aux enfants abandonnés de trouver, assistance, stabilité, protection et une famille qui leur donne l’amour refusé par leurs propres parents, mais surtout les enfants grandissent tranquillement comme des enfants normaux loin des yeux indiscrets. Pas une fois, nous n’avons été autorisés à filmer ou photographier les enfants, ou leur environnement, ceci pour respecter et préserver leur intimité.

Sans titre-1Soxna Aïcha nous fait savoir que son seul regret, c’est de ne pas pouvoir recueillir plus d’enfants, car la qualité de l’enseignement et de la prise en charge en pâtirait. Elle a dû s’entourer au fur et à mesure de personnes qui l’aident dans cette noble tâche puisqu’elle-même, dispense des cours de Coran et d’Arabe et n’a donc pas le temps de tout faire.

Sa satisfaction, elle le tire de l’épanouissement des enfants. Que ce soit les bébés qui gazouillent ou les plus grands qui après les cours jouent et chantent sans soucis. Elle les connaît tous et les entoure tous de beaucoup d’affections, cet amour, les enfants le lui rendent bien.

Soxna Aïcha, prodigue ses conseils aussi aux jeunes filles, aux femmes enceintes abandonnées et aux mères célibataires. Elle fait des visites à des prostituées pour essayer de les sortir de ce milieu, et c’est avec satisfaction qu’elle réussit souvent en leur apprenant leur religion : l’Islam.
Nous n’en saurons pas plus sur les obstacles ou les bonnes volontés qui la soutiennent. En bonne musulmane, Soxna Aïcha vous répondra toujours que c’est Allah qui est au début et à la fin de tout. Son seul souhait : que son exemple fasse des émules.

Si vous souhaitez soutenir l’orphelinat, achetez une carte à 15.000 Frans CFA, l’année.

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