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Quel président pour la famille sénégalaise ?

Créé depuis 2010, l’objectif est d’amener les sénégalaises à transcender les appartenances politiques et les positions partisanes, pour s’entendre sur un idéal qui est le combat pour l’égalité de genre au service du développement durable du Sénégal.

A moins d’une semaine du démarrage de la campagne présidentielle du 24 février prochain, le caucus des femmes leaders a jugé bon de poser la problématique de la famille au centre des enjeux pour le choix du futur président.

Le caucus nous avait habitués à faire de la veille prospective à travers la plateforme des mères et des femmes pour prôner la paix et la non violence avant et après les élections ou alors, il aidait à renforcer les capacités des actrices politiques à travers de la formation.

Fatou Sow Sarr présidente du caucus des femmes leaders

Chaque fois que les échéances électorales ont mis le pays en émoi, les observateurs ont pu constater l’implication du caucus des femmes leaders pour prévenir et ramener les esprits à la raison.

Cette fois ci, cette organisation a décidé d’aller plus loin en s’imposant dans les programmes des candidats afin de peser de tout son poids pour redonner à la famille sa place dans les projets de société. Quels dispositifs de suivi sont pris par les candidats pour s’assurer que la famille sera prise en charge de façon adéquate dans les politiques de développement ?  Il s’agit de la famille dans sa globalité et dans sa complexité c’est-à-dire en termes d’éducation, de santé, de bien être, de valeurs, d’autonomie économique, de travail etc. Plusieurs orateurs se sont concordés à dire qu’au Sénégal il n’y a jamais eu, depuis 1960, une politique publique cohérente de la famille. Le problème a toujours été appréhendé à travers des directions éparses dans les différents départements ministériels.

presidium lors de la reunion du caucus des femmes

Le Pr Fatou Sarr Sow, coordonnatrice du caucus et son équipe, avec le soutien du Pnud,  ont associé à la réflexion un large panel d’organisations de la société civile comme Jamra, les associations de femmes catholiques et musulmanes, les communicateurs traditionnels et des journalistes pour mener la réflexion et lancer le programme de plaidoyer en direction des cinq candidats en lice pour la magistrature suprême. Ils ont aussi établi une grille de 19 questions au travers de laquelle devront passer les aspirants au poste pour répondre aux interpellations du caucus.

Mme Diaw représentante PNUD

Quand on sait que le dernier rapport ANSD de 2017 souligne qu’au Sénégal, 46% des enfants ne vivent pas avec leurs deux parents et parmi eux, 47% sont des filles, on comprend pourquoi il est urgent que cette problématique soit adressée de la plus sérieuse des manières au futur président ! En effet, il est avéré que les valeurs d’une bonne société s’acquièrent au sein d’une famille unie et saine, mais, avec les mutations profondes   auxquelles la famille sénégalaise fait face, en plus d’être confrontée à plusieurs modèles venus d’ailleurs, il est utopique de croire que notre société peut rester indemne à la crise des valeurs. Seule une prise de conscience identitaire basée sur une bonne éducation de base et une bonne formation pourra nous aider.

C’est à cela que nous invite le caucus des femmes leaders qui va auditionner dans les jours à venir, à tour de rôle, les cinq candidats pour les amener à faire des offres de politiques publiques crédibles afin d’améliorer la situation de la famille et des femmes en tant que mère d’une part, et d’aider les citoyens à faire un choix éclairé de candidat à l’élection présidentielle d’autre part.                                                                                               

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