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Le couple peut-il survivre sans sexe ?

Le couple peut-il survivre sans sexe ?

Aujourd’hui, il est bien difficile de crier tout haut qu’on n’a pas de vie sexuelle. Entre les romances passionnées que nous servent les comédies romantiques et les démonstrations érotiques diffusées par les médias audiovisuels, notre vie de couple nous semble vite ennuyeuse. Il y a peu, j’ai lu un article consacré aux abstinents et asexuels et découvert que les jeunes couples sont particulièrement concernés par la chose, ou plutôt, le peu d’activité de la chose. Mais alors, le sexe est-il vraiment indispensable à la vie de couple ?

Pour répondre à cette question, nous avons convoqué l’expertise d’une sexologue.

Non, le couple ne peut pas survivre sans sexe

Parce que la tromperie n’est pas loin. Lorsque l’on vit comme de simples cohabitants, ne partageant qu’un toit et les factures à la fin du mois, le danger est réel. Un jour ou l’autre, la machine risque de se remettre en route… et bang, c’est l’infidélité. Or, même si l’un des deux partenaires n’a plus envie de sexe, le couple risque d’exploser. Car en trompant son conjoint, l’infidèle risque aussi d’investir de l’affect dans sa relation extra-conjugale. En somme, de tomber amoureux.

Parce que le sexe protège l’autre de notre agressivité (et inversement). Etrange affirmation oui, mais elle est validée par la science. Quand on vit avec un autre adulte, on va forcément développer une agressivité envers lui car il empiète sur notre espace vital. Le sexe a le pouvoir de désamorcer cette petite bombe, et de nous faire tolérer l’autre.

Parce que le sexe renforce l’amour. On parle souvent de sexe pour le sexe, mais c’est faux. Il sert aussi à tisser du lien affectif, à partager une émotion intense et positive. La magie se produit grâce à ces fameuses hormones sécrétées lors d’une relation sexuelle, mais cela fonctionne aussi avec les câlins amoureux.

Les exceptions qui confirment la règle

Il y a des hauts et des bas. Dans toute relation, il faut accepter qu’il y ait des périodes moins bien. Si l’on est en quête d’amour passion, alors forcément, ça ne durera pas bien longtemps ! Après un deuil, une période de déprime, ou un accouchement, il peut arriver que le désir ne soit plus au rendez-vous. Le plus important est de rester vigilant et de se poser des questions si l’on n’identifie pas la source du problème.

(Ceci est un message à l’attention des mères).  »Je me sens plus mère que femme »… C’est une phrase que l’on entend souvent chez les jeunes mamans et qui hérisse le poil de la sexologue, qui considère que la figure maternelle est encore survalorisée. Bien entendu, la maternité est importante, mais il est possible de donner une place à tous les pans de notre vie ! Même si ce n’est pas facile, on peut y arriver et c’est le meilleur moyen de rester épanouie, stable dans notre couple, et bien dans notre peau. Le sexe n’est pas instinctif, il est le fruit de nos représentations socio-culturelles : c’est donc une bonne nouvelle, car nous pouvons agir !

Renouer avec le désir

Convoquer le fantasme, mais à bon escient. Assouvir nos fantasmes ? Hors de question ! Si les interdits existent, c’est pour éviter l’explosion de la société. Imaginez si nous faisions tout ce que nous voulions… ce serait une sacrée pagaille. L’autre n’est pas là pour assouvir nos propres fantasmes. En revanche, les fantasmes nous font supporter ces restrictions. Il faut donc intelligemment les jouer en nous connectant à notre imaginaire érotique. Pour résumer, gardons ces trois mots magiques à l’esprit : séduction, sensualité, imaginaire !

Le sexe, plus qu’un loisir. S’il faut bien retenir un message, c’est celui-là. Même si la libération sexuelle est passée par là, nous sommes encore un poil  »coincées ». En témoigne que nous considérons le sexe comme un simple loisir auquel nous n’accordons que peu de temps et d’attention. Avec l’augmentation des heures travaillées et la fréquentation accrue des Smartphones et autres Ipads et ordinateurs, il ne reste que peu de place pour le sexe. Pourtant,  notre sexologue le confirme : le sexe est constitutif de notre identité, il est une énergie vitale. Après tout, ne préside-t-il pas au processus de la vie ? Il faut donc choyer notre sexualité. Même si ça ne semble pas sexy : le désir, ça se travaille !

 

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