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JOURNEE INTERNATIONALE DE TOLERANCE ZERO A L’EXCISION

Hier, lundi 6 février c’était la journée internationale de tolérance zéro à l’excision. Save the Children et ses partenaires restent mobilisés pour mettre fin à ces pratiques néfastes que sont l’excision et le mariage précoce.

La pratique de l’excision reste encore élevée au Sénégal même si le vote de la loi l’interdisant date de 1999. Les contraintes socioculturelles et le poids de la tradition expliquent les raisons de la résistance de ces pratiques néfastes surtout dans les départements de Bignona, Kolda, Tambacounda, Ziguinchor et Kanel, selon une étude menée par le Groupe d’Etude de Recherche et d’Appui au Développement (GERAD).

Concernant les mariages précoces, le Sénégal fait partie des pays qui ont le taux le plus élevé de mariages d’enfants avec une fille sur trois qui est mariée avant l’âge de 18 ans. Avec le Nigeria et la Sierra Leone, le Senegal compte néanmoins parmi les pays qui ont fait le plus d’efforts sur cette question de mariages d’enfants, selon une source officielle de l’Union Africaine (UA).

Save the Children supporte considérablement la mise en place d’un système intégré de protection de l’enfant pour prévenir et répondre à toute forme de pratiques néfastes contre les enfants comme les Mutilations Génitales Féminines (MGF) et les mariages précoces.

Pour Dr Mathurin BONZI, Directeur pays de Save the Children Internationale (SCI) au Senegal, la Charte Africaine des Droits de l’Enfant a clairement spécifié que “les Etats doivent prendre les mesures appropriées pour arrêter les pratiques socio-culturelles néfastes qui affectent la santé, la dignité et la croissance normale de l’enfant. »

Pour lutter contre les MGF, SCI et ses partenaires mettent l’accent sur le renforcement de capacités pour réduire les cas de violence sexuelle, les mutilations génitales féminines et le mariage précoce grâce à l’application de la loi et la mobilisation communautaire au Sénégal, en Guinée et en Gambie, y compris dans les zones transfrontalières.

Au niveau des écoles en Gambie, en Guinée et au Senegal, 4.500 enfants dont 1.500 au Sénégal, ont été sensibilisés pour améliorer leurs compétences en matière de protection, concernant la violence sexuelle, les MGF et le mariage précoce.

Save the Childen et ses partenaires interviennent principalement dans le marché hebdomadaire des deux zones frontalières du Sénégal sur les effets des MGF, afin d’améliorer leur capacité à protéger et à promouvoir les droits des enfants et des femmes avec un plaidoyer qui a touché 300 chefs religieux, 900 jeunes, 500 femmes en âge de procréer, 450 Communicateurs traditionnels, 150 exciseuses et assistantes, 150 accoucheuses traditionnelles, 300 dirigeants communautaires  et des diffusions de 60 programmes radio axés sur les questions de protection des enfants  à travers les stations de radio communautaires.

Selon Le Directeur pays de SCI au Senegal, cela prend du temps pour changer les mentalités et les comportements au sein d’une communauté. Cependant la mobilisation et la sensibilisation finissent par donner des résultats probants, dit-il. En Gambie, le vote de la loi en 2016 en est un exemple tout comme l’application de la loi dans le sud du Senegal à Kolda, dans une zone d’intervention de SCI.

Les questions d’excision et de mariages précoces « ne sont plus taboues », explique Dr Bonzi et « c’est en augmentant le niveau d’information des communautés sur les conséquences de ces pratiques sur la santé des jeunes filles, qu’on arrivera à éliminer définitivement ces habitudes tenaces qui ne sont nullement dictées par la religion », affirme le Responsable de Save the Children au Senegal.

Save the Children gère une série de programmes qui aident les filles les plus défavorisées au monde. L’organisation exhorte les gouvernements et les donateurs à investir dans l’éducation des filles et dans leurs chances de réussite Adans la vie afin de mettre un terme à toute discrimination fondée sur le genre.

About Mounina Kane

Femme, mère et grand-mère passionnée de communication et d'écriture, c’est avec une grande joie que je prends la plume (ou le clavier) pour Debbosenegal, un grand challenge que je partage avec tous les membres de la rédaction.

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