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FESPACO : qui était la princesse Yennenga ?

La plus haute distinction du Festival panafricain du cinéma de Ouagadougou (FESPACO) est l’Etalon de Yennenga, symbole de bravoure féminine. Créé en 1972, à la 3ème édition en référence au mythe fondateur des Mossi, ethnie majoritaire au Burkina Faso, le trophée est matérialisé par une guerrière, lance à la main, juchée sur le dos d’un cheval cabré.

L’origine de la plus grande récompense du Festival est étroitement liée à la place occupée par la femme dans le cinéma africain.

Yennenga est la fille du roi Mossi de Gambaga, du nom de Nedega. Princesse de naissance, elle peut profiter d’une vie heureuse et sans turbulence,  mais au fond d’elle-même, s’exerce à toutes les techniques de combat.

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la plus haute distinction du Fespaco : l’étalon de Yennenga

Très vite, Yennenga va se distinguer comme une amazone courageuse et talentueuse. Souvent, elle prend la tête des troupes du roi, les conduisant de victoire en victoire. Ses guerriers sont séduits, quant à son père, il est comblé. Rompue au combat, cavalière émérite, le charme provocateur de Yennenga devient la convoitise des plus riches dignitaires de la contrée. Mais en vain !

Au cours d’une rude bataille, Yennenga est emportée dans la brousse profonde par un cheval fougueux. Le hasard les amène à la demeure d’un chasseur d’éléphants du nom de Rialé. La princesse est accueillie à bras ouverts… De leur rencontre, naît un garçon qu’ils appellent Ouédraogo, ‘’Etalon’’ en langue mooré, en honneur au vaillant cheval qui avait permis leur union.

Au delà de cette aventure, Yennenga est le symbole de la combativité, du courage, de la lutte et de l’abnégation des femmes africaines.

En choisissant ‘’L’Etalon de Yennenga’’ comme nom de son grand prix, le Fespaco tient sans nul doute à récompenser le long métrage le plus représentatif de l’identité culturelle africaine ou des réalités sociales et l’Afrique.

Outre son magnifique trophée, ce prix est maintenant doté de la somme de 20 millions de francs CFA et surtout rend hommage à l’esprit de combat de la femme africaine

 

Source : Aouaga

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