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Et si on apprenait à bien vieillir comme avant ?

Et si 60 ans était le plus bel âge de la vie ? La plupart d’entre nous situent l’apogée du sentiment de bien-être entre 65 et 70 ans, « un âge où l’on a révisé ses attentes, acquis de l’expérience et de la sagesse ». À condition de faire quelques avancées.

On se libère des contraintes

« Si nous avons fait la paix avec notre vie et arrêté de nous juger, la vieillesse apporte une formidable libération intérieure, assure la psychologue Marie de Hennezel, 63 ans. Nous sommes moins dépendants du regard des autres, moins centrés sur la réussite. » Alors le temps qu’il reste devient une sorte de « bonus » : un temps pour faire ce que nous aimons, sans se sentir ligoté par les impératifs familiaux ou professionnels.

D’autres profitent de ce temps retrouvé pour voyager, s’initier à une langue, se découvrir de nouveaux talents. Même le vieillissement physique est vécu par certaines femmes comme une délivrance. « Avec l’âge, nous n’avons plus besoin d’être sexy, on ne vous juge plus sur la longueur de vos jambes ou la profondeur de votre décolleté : c’est une forme de liberté très agréable, affirme l’écrivaine Claude Sarraute, 82 ans. Je suis finalement plus libre de ma parole. J’adore dire : “Putain de bordel de merde !”

On ouvre les yeux sur le monde

Après 60 ans, les petits bonheurs se ramassent à la pelle, à condition de savoir les saisir. On n’ouvre plus les volets de la même manière qu’à 20 ans. À l’époque, c’était un geste mécanique ; aujourd’hui, chaque journée nouvelle est perçue comme un cadeau. Cette faculté de s’émerveiller, de profiter vient comme une compensation. Et Marie de Hennezel de commenter : « J’ai remarqué que la sensualité est beaucoup plus développée chez les personnes âgées. Tous leurs sens sont en éveil, car elles ressentent les choses de l’intérieur, sans être sollicités par mille choses. »

Par exemple, on est bien plus sensible à la nature, à la présence aussi. « J’adore prendre mes petits-enfants dans mes bras : c’est extraordinaire de s’écouter, de respirer ensemble » . C’est peut-être cela l’une des clés du vieillissement réussi : regarder autour de soi plutôt que se regarder soi.

On se nourrit des autres

Garder un réseau relationnel permet de vivre plus vieux… et plus heureux. En dehors des clans familial et amical, de nombreuses façons de cultiver des liens intergénérationnels permettent de continuer à se sentir utile, à transmettre son expérience : certains se choisissent des petits-enfants d’emprunt, d’autres donnent un coup de main aux collégiens en difficulté, d’autres intègrent des cerclent religieux et revisitent leur religion. Beaucoup aussi s’activent dans des actions sociales pour venir en aide aux plus démunis.

Une vieillesse heureuse ne se vit pas en solitaire : s’intéresser aux autres, aide à rester en mouvement. Chez nous, les centenaires sont considérés par les jeunes générations comme un véritable trésor. C’est sans doute à cela que nous devons travailler pour vieillir heureux : devenir des porte-bonheur pour notre entourage. Bien sûr, aujourd’hui, il n’est pas facile de bien vieillir dans une société qui cultive toutes les valeurs liées à la jeunesse. Pourtant, cela s’apprend. Ce n’est ni renoncer ni résister, mais accepter de vivre toutes les étapes en conscience.

source : psychologues

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