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COP 21 : comment sauver la planète ? En devenant tous végétariens !

Toutes les personnes qui ont vécu entre les années 1940 et les années 1990 auront connu le plus haut niveau de vie matériel que n’importe quelle génération qui a vécu ou qui vivra sur Terre. Quand je suis né dans les années 1950, nous étions 3 milliards. Aujourd’hui nous sommes 7,5 milliards, nous connaîtrons une croissance de 1 milliard par décennie puis de 2. À ce rythme, l’équation n’est tout simplement pas viable. Alors, on se rassure : « on trouvera une solution à l’épuisement des ressources », ou encore « on ira sur une autre planète ». Ces mots sont de Paul Watson cofondateur de Greenpeace et fondateur de Sea Shepherd, dans une itw. « Le capitaine » est recherché par Interpol pour ses actions anti-braconnage dans les eaux du monde entier.

Concernant le réchauffement climatique, Paul Watson dit :

J’ai travaillé sur un livret de 40 pages qui parlera des solutions pour le changement climatique dont personne ne veut entendre parler. Parmi les points que j’évoque, il y a la biodiversité. Nous devons réintroduire et protéger la biodiversité de nos océans. Pendant des millions d’années, cette diversité qui est interconnectée a permis de garder un équilibre sur Terre.  Depuis des décennies, on se sert dans l’océan sans jamais rien y remettreIl faudrait que pendant les cinquante ou soixante prochaines années, plus personne ne mange de poisson pour rééquilibrer le système. Il y a plusieurs années, à Hawaï ou en Polynésie française, ils avaient le mot « tabou ». Ce mot était utilisé par les chamanes pour dire qu’une zone ou une espèce était interdite de pêche pendant une période. Ces zones étaient donc « taboues » et qui s’y aventurait était condamné. C’était une forme de régulation de l’écosystème et cela marchait. Aujourd’hui, nous n’avons plus de tabous dans le sens qu’on lui donnait dans ces îles…

Paul WATSON

Paul WATSON

Autre point : la transformation de notre alimentation. Nous devons développer des régimes alimentaires végétariens. Chaque année, 75 milliards d’animaux sont massacrés pour notre consommation. Ce massacre émet plus de CO2 que les moyens de transport du monde entier. Ce qui est d’ailleurs démontré dans le documentaire Cowspiracy. Tout le monde veut taire cette réalité. On essaie de sensibiliser les gens à prendre des douches plus rapides mais 1 pound de viande (environ 455 grammes) équivaut à six mois de douche en consommation d’eau…

Dans tout écosystème, le prédateur est toujours en minorité : les herbivores sont en supériorité numérique par rapport aux carnassiers. Nous avons réussi à construire un système où nous, humains, sommes des prédateurs en majorité… ce système n’a rien de naturel.

Pour Watson, beaucoup de politiques sont totalement dans le déni quand on leur parle de réchauffement climatique. USA, Australie, Canada… font partie des pays qui ne reconnaissent pas le réchauffement climatique comme un problème. Barack Obama le reconnaît mais le sénateur James Inhofe en charge du réchauffement climatique aux USA, pense qu’une telle chose ne peut pas exister : « […] parce que Dieu ne laisserait pas une chose pareille arriver ». On parle là de l’homme qui est en charge du programme pour lutter contre le réchauffement climatique ! Tony Abbott, Premier ministre australien, déclarait récemment que jamais les préoccupations liées à l’environnement ne doivent passer avant les problématiques économiques. Les politiques cherchent souvent des résultats à court terme donc l’environnement ne les intéresse pas. Ils se disent que les futures générations régleront leurs propres problèmes…

Comment réinstaurer des « tabous » dans notre société actuelle

Il faudrait une police des océans : 40 % de la pêche dans les océans est illégale. Lorsque nous intervenons avec Sea Shepherd pour empêcher des pratiques illégales, les gouvernements pourraient très bien faire justice eux-mêmes et agir à notre place. Mais ils n’ont ni les motivations politiques ni les motivations économiques pour le faire. Donc ils n’agissent pas. Encore pire, ils en viennent même à nous pourchasser et nous à appeler « écoterroristes », mais nous n’avons jamais blessé ou attaqué quelqu’un.

Source : l’ADN

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