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Bakeen et la longévité (suite) : La respiration

Le moment est venu de révéler le secret de Bakeen. Il est très simple, voire même évident. Si vous ne savez pas qui est Bakeen, nous l’avons présenté dans l’article précédent.

Il s’agit de la respiration.

En effet, Bakeen a été très revanchard de la vie qui a été si injuste avec lui, le privant précocement de ce rare privilège que constitue l’amour d’une mère. Le pauvre s’accrochait ainsi à tout de manière quasi inconsciente. De par cette expérience, il avait remarqué que l’air lui faisait du bien. Il sentait au décours d’une longue rétention, le massage de ses organes intérieurs et au bout du compte une sensation d’euphorie.

L’art de respirer : dis-moi comment tu respires, je te dirais si tu vivras longtemps…

Respirer est un art inné, mise à notre disposition depuis la naissance. Elle fait partie de ces trésors que l’on perd au fur et à mesure que l’on prend de l’âge.

Ainsi le nouveau-né est l’être qui respire le mieux.

La respiration a été corrélée à la longévité. Ainsi les animaux qui vivent plus longtemps sont ceux qui ont un cycle respiratoire plus lent.

La respiration est la seule fonction inconsciente qui peut être ramenée à la conscience. Pour se faire une idée de l’inconscient, on peut dire qu’il s’agit de l’entité qui fait fonctionner notre corps sans arrêt, 24 h sur 24. Ainsi lors de notre sommeil, nos organes continuent de fonctionner et même mieux; beaucoup de fonctions vitales se revitalisent, les enfants grandissent car les hormones de croissances sont sécrétées…

La respiration assure notre premier contact avec la vie. Le bébé cri d’un son strident à l’entrée de l’air qui pénètre pour la première fois dans ses poumons. Il se débat, il a l’air de souffrir. Cependant, les témoins de la scène sont rassurés car cela traduit un signe de vitalité. Le bébé vie, il passe un cap ; il est apte à entrer dans notre monde.

L’air devient par la suite un allié indispensable dans la réalité. Je respire, donc je suis pourrait-on dire.

La présence de la respiration est tellement réelle que l’on finit par la prendre comme telle, une partie de nous. On s’y habitue, oubliant qu’il s’agit d’un simple outil à notre disposition. Cette fonction respiratoire bascule alors du côté de l’instinct. Son contrôle échappe à notre volonté, à l’instar du cœur et des autres organes.

L’attitude qui consiste à se réapproprier sa respiration traduit une prise de conscience importante, prémisse d’un nouvel engagement par rapport à la vie.

Dans le prochain article, nous verrons comment les conditions extérieures peuvent diminuer nos capacités respiratoires et vous donnerons des outils afin d’optimiser vos capacités respiratoires.

About Dr. Momar Camara

Docteur Momar Camara est médecin psychiatre de formation et exerce actuellement au Centre Hospitalier National Universitaire de Fann. Il est en même temps psychothérapeute, spécialiste du stress  et formateur. Il a longtemps animé des programmes de développement personnel et intervenu dans des organismes pour le soutien psychologique de leur personnel.

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