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Babacar Touré : un homme d’honneur nous a quittés

Depuis hier soir dès l’annonce du décès de Babacar Touré, les hommages se sont multipliés, tous plus élogieux les uns que les autres. Babacar est le prototype achevé du patriote déterminé et engagé pour la défense des causes justes. Porteur des vertus cardinales que sont la sincérité, la loyauté et l’honnêteté, Babacar est d’une grande générosité d’âme et par-dessus tout, il séduit son monde par sa simplicité, sa modestie et sa grande humilité, en toutes circonstances.

Ceci ne représente que peu par rapport à tout ce qui a été dit sur ce grand homme. Précurseur dans le milieu de la presse, Babacar Touré était à la fois un journaliste et un homme d’affaires né en 1951 à Fatick. Diplômé en sociologie et sciences politiques, en journalisme et communication, et titulaire d’un Certificat de maîtrise d’anglais, il complète sa formation au Centre d’études des sciences et techniques de l’information (Cesti), au sein de la promotion 1979.

Ses premières expériences professionnelles auront lieu au sein du quotidien gouvernement Le Soleil. Ensuite, cap sur les Etats-Unis, la France et le Canada.

Un véritable homme de presse avec tout le bagage intellectuel et la déontologie requis

En 1982, il lance la revue Sud Hebdo qui donnera naissance par la suite à Sud Quotidien en 1986. Avec quelques anciens collègues comme Abdoulaye Ndiaga Sylla, Ibrahima Fall et Sidy Gaye, il écrit les lettres de noblesse de la presse. BT est l’explication du succès et de la longévité de Sud dont la singularité prenait sa source dans l’histoire même de son imminent créateur.

Après la création du magazine Sud Hebdo en 1982, qui deviendra Sud Quotidien en 1993, naquirent la première radio privée du Sénégal (Sud Fm) en 1994, une école de formation de journalistes et de communicants (Issic) en 1996 et La chaîne africaine (Lca), qui a connu une courte existence. Durant toute sa vie, Babacar Touré s’est battu pour la liberté de la presse. Il était membre fondateur de l’Union nationale des professionnels de l’information et de la communication du Sénégal (Unipics), devenue plus tard  Syndicat des professionnels de l’information et de la communication du Sénégal (Synpics). Avec son décès, le Sénégal perd un homme dont l’aura et la considération dépassent les frontières sénégalaises.

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